La grande crise du catéchisme après Vatican II est une crise de la charité (amour de Dieu et du prochain), mais aussi du contenu doctrinal et de la pédagogie. – Une charité remplacée par un humanisme horizontal. - Un contenu doctrinal détruit par les aventures théologiques d’un clergé tenté d’humanisme sans spiritualité. On exalte l’attention au prochain par réaction à l’exaltation de jadis de Dieu. - Une pédagogie séduite par toutes les théories de cette époque : par rejet dialectique de l’ancienne pédagogie (le par cœur, le cours magistral et le formel), on passe au spontané, à l’absence de matière, l’activité ludique.

La juste pastorale catéchétique est fondée sur la recherche des deux amours unis (Dieu et le prochain), sur une norme de contenu doctrinal (le Catéchisme de l’Église catholique). En pédagogie, elle ne rejette rien mais intègre tout ce qui est utile au bon moment, à sa juste place, y compris le patronage, le scoutisme etc.