Qu’est-ce que la pastorale ? La science pratique et prudentielle du progrès de la vie morale de l’homme. Le pasteur chrétien mène les brebis vers le salut. Il ne peut se passer de cette formation, même si c’est le terrain qui lui apprendra. Il est, à l’égard du commandement de l’amour du prochain, l’équivalent de la théologie mystique pour le rapport à l’amour de Dieu (voir le « Château intérieur » de Sainte Thérèse d’Avila).

Nécessité de ce cours, dramatiquement négligé. Intention du pape François dans l’ouverture du synode sur la famille. Trois tentations selon lui (18 oct 2014, Radio Vatican) : « Première tentation : La tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre (...), à l’intérieur de la loi (ceux qu’on appelle aujourd’hui des "traditionnalistes" ou aussi des "intellectualistes"). Deuxième tentation : « La tentation d’un angélisme destructeur, qui au nom d’une miséricorde traîtresse met un pansement sur les blessures sans soigner les causes. C’est la tentation des progressistes et des libéraux. Troisième tentation : « La tentation de négliger le dépôt de la foi en se considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les maîtres ou, de l’autre part, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons "byzantinisme" je crois, ces choses. »

Parce que la pastorale est une science pratique (donc prudentielle et faillible, sujette aux débats) éclairée par les principes universels de la théologie morale, elle traite de cas concrets. La place importante de la casuistique et le rôle essentiel de la théologie morale.